Pourquoi témoigner ?

Témoigner permet de rendre visibles des réalités souvent peu comprises liées aux nouvelles drogues de synthèse. Ces paroles contribuent à une meilleure compréhension des parcours et peuvent aider d’autres proches, personnes concernées ou professionnels à mieux saisir ce qui se joue, sans chercher à convaincre ni à expliquer.

Qui peut témoigner

ASSOMAX accueille des témoignages venant de différentes places : aidants de personnes vivantes, personnes ayant consommé ou consommant encore, survivants, familles endeuillées, soignants ou professionnels confrontés à ces situations. Chaque parole est légitime, quel que soit le parcours ou le moment où elle est exprimée.

Une démarche libre et protégée

Témoigner n’est ni une urgence, ni une obligation, ni une prise de parole à chaud. C’est une démarche volontaire, posée dans le temps. Un témoignage peut être publié sur le site ou conservé sans diffusion. Le choix du cadre, du rythme et du degré de partage appartient toujours à la personne qui écrit.

Mettre des mots sans s’exposer

Il n’existe pas de “bon” ou de “mauvais” témoignage. Aucun format ni longueur ne sont imposés. Témoigner ne consiste pas à se justifier ni à exposer sa douleur, mais souvent à mettre de l’ordre dans ce qui a été vécu, à revenir sur des enchaînements confus et à mieux comprendre son propre parcours.

Témoignage et mémoire collective

Chez ASSOMAX, les témoignages sont des paroles confiées, accueillies avec précaution. Certains prennent aussi la forme d’un recensement mémoriel. Le compteur citoyen porté par l’association Chems Pause contribue à rendre visibles les décès liés aux nouvelles drogues de synthèse et à inscrire ces vies dans une mémoire collective, sans exposition ni mise en scène.

Cette page de l’association Chemspause est un lieu de mémoire, de parole et de reconnaissance.

Exemples de questions

Ces questions-repères peuvent vous aider à structurer un texte, selon votre situation.
 Elles ne sont ni exhaustives ni obligatoires.

  1. Comment étiez-vous avant de commencer à consommer ?
    Votre personnalité, votre rythme, votre état émotionnel, vos repères.
  2. Qu’est-ce qui vous a amené à essayer pour la première fois ?
    Un moment, un état intérieur, une recherche de sensation ou d’apaisement — sans citer de produits.
  3. Quel besoin cela comblait au début ?
    Stress, solitude, confiance, énergie, perte, pression… selon votre vérité.
  4. Comment votre consommation a-t-elle évolué au fil du temps ?
    Petit à petit, soudainement, selon les périodes de votre vie.
  5. Avez-vous identifié un moment où “quelque chose a basculé” ?
    Le point où vous avez senti que ce n’était plus sous contrôle.
  6. Qu’est-ce que cette période vous a fait perdre ou fragiliser ?
    Sommeil, relations, santé, confiance, stabilité, finances…
  7. Qu’est-ce qui vous aide – ou pourrait vous aider – à aller mieux aujourd’hui ?
    Personnes, ressources, soins, changements, prises de conscience.
  8. Qu’est-ce qui est le plus difficile à expliquer à quelqu’un qui n’a jamais vécu ça ?
    Émotions, mécanismes, besoins, incompréhensions.
  9. Quel message aimeriez-vous laisser à une personne qui commence à peine ?
    Une phrase simple, vraie, sans jugement.
  1. Comment étiez-vous avant ?
    Votre personnalité, votre rythme de vie, votre état intérieur, ce qui vous définissait.
  2. Depuis combien de temps avez-vous arrêté ?
    Quelques jours, quelques semaines, quelques mois, plusieurs années… selon votre situation actuelle.
  3. Qu’est-ce qui vous a fait basculer dans les nouvelles drogues de synthèse au début ?
    Une situation, un moment, un état d’esprit — sans citer de produits ni de personnes.
  4. Quel était l’effet recherché ou le besoin auquel cela répondait ?
    Émotionnel, social, psychique, corporel… selon votre vécu.
  5. Quel a été le point de basculement ?
    Le moment où vous avez compris que ça n’allait plus, que quelque chose s’était retourné.
  6. Qu’est-ce que les nouvelles drogues de synthèse vous ont fait perdre ?
    Temps, relations, santé, équilibre, travail, confiance, énergie…
  7. Qu’est-ce qui vous a aidé à en sortir — ou qu’est-ce qui vous manque aujourd’hui pour en sortir complètement ?
    Personnes, actions, prises de conscience, étapes importantes.
  8. Qu’aimeriez-vous dire à une personne qui pense que “ça n’arrive qu’aux autres” ?
    Une phrase simple, issue de votre expérience, sans jugement ni peur.
  1. Quel est votre lien avec la personne ?
    Parent, ami, conjoint, frère/sœur, collègue…
  2. Comment était-il/elle avant les premiers changements ?
    Sa personnalité, ses habitudes, son fonctionnement au quotidien.
  3. Quel est le premier signe qui vous a inquiété ?
    Un comportement, une attitude, une impression qui vous a alerté.
  4. Quel a été le point de basculement ?
    Le moment où vous avez compris que la situation devenait sérieuse ou difficile.
  5. Que faites-vous concrètement pour l’aider aujourd’hui ?
    Votre présence, vos démarches, vos tentatives, votre soutien.
  6. Avez-vous trouvé du soutien quelque part ?
    Un proche, un médecin, un groupe, ou personne — simplement votre vécu.
  7. Qu’avez-vous dû gérer seule ?
    Ce que vous avez porté par vous-même, sans aide extérieure.
  8. Qu’est-ce qui vous manque le plus, aujourd’hui, dans cette situation ?
    Informations, écoute, soutien, compréhension… selon votre ressenti.
  9. Qu’aimeriez-vous dire à d’autres aidants qui vivent la même chose ?
    Une phrase de soutien, de partage, d’expérience — sans jugement ni accusation.
  1. Quel était votre lien avec la personne ?
    Parent, ami, conjoint, frère/sœur…
  2. Comment était-il / elle ?
    Sa personnalité, sa manière d’être, ce qui le/la rendait unique.
  3. Quel a été le premier signe qui vous a inquiété ?
    Un changement, une impression, une attitude inhabituelle.
  4. Quel a été le point de basculement ?
    Le moment où vous avez compris que quelque chose de grave se préparait ou s’était installé.
  5. Qu’avez-vous tenté de faire pour l’aider ?
    Les démarches, les gestes, le soutien que vous avez essayé d’apporter.
  6. La cause de sa mort nouvelles drogues de synthèse a-t-elle été reconnue officiellement ?
    Oui / non / en cours — sans citer de personnes ou d’organismes.
  7. 
Après son décès, vous êtes-vous sentie accompagnée ou seule ?
    Simplement votre ressenti personnel.
  8. Qu’est-ce qui vous a le plus manqué dans les jours ou semaines qui ont suivi ?
    Besoin d’écoute, d’informations, de soutien, de compréhension… selon votre vécu.
  9. Qu’aimeriez-vous que d’autres familles sachent de votre expérience ?
    Un message de soutien, d’empathie ou de partage — jamais d’accusation.
  10. Question optionnelle, à quelle date est décédé votre proche et dans quelle ville ?
  1. Quel est votre métier et votre rôle auprès des patients ?
    (infirmier, urgentiste, médecin, psy, éducateur spécialisé, pharmacien, travailleur social…)
  2. Quelle a été votre première rencontre avec un patient sous nouvelles drogues de synthèse ?
    Ce que vous avez vu, ce qui vous a alerté, comment vous l’avez vécu
  3. Quel symptôme, comportement ou réaction vous a le plus marqué lors d’une prise en charge ?
    sans décrire les produits — uniquement les effets observables)
  4. À quel moment avez-vous réalisé que les nouvelles drogues de synthèse représentaient un danger spécifique ?
    Point de bascule professionnel, choc, incompréhension, sidération
  5. Quels sont, selon vous, les risques ou complications les plus fréquentes ?
    Sur le plan médical, psychique, social — sans nommer de substances)
  6. Quelles difficultés rencontrez-vous dans la prise en charge ?
    Manque d’info, imprévisibilité, solitude professionnelle, sentiment d’impuissance…)
  7. Comment ces situations vous affectent-elles personnellement ?
    Émotions, stress, fatigue, frustration, protections personnelles)
  8. Avez-vous déjà accompagné une famille dans un contexte de décès lié aux nouvelles drogues de synthèse ?
    Si oui : sans identifier personne — uniquement votre ressenti professionnel)
  9. Qu’auriez-vous voulu avoir comme outils, ressources, formations pour mieux agir ?
    Information, protocoles, réseau, soutien psychologique, prévention)
  10. Si vous pouviez parler aux institutions, que voudriez-vous qu’elles comprennent enfin ?
    Une phrase simple, neutre, factuelle, pour aider la prévention)

Clôture • Voix libre • Vous pouvez ajouter :

  • Ce qui vous a le plus marqué,
  • ce que vous voulez transmettre aux jeunes soignants,
  • ce que vous aimeriez que les familles sachent,
  • ou une phrase qui résume votre expérience.

Avant de commencer :
Des règles de protection

Pourquoi témoigner

Témoigner, ce n’est pas raconter sa vie.
C’est rompre le silence.
Mettre des mots sur ce qui reste invisible.
Aider d’autres personnes à comprendre ce qu’elles vivent et à ne pas se sentir seules.

Les témoignages permettent aussi de mieux faire comprendre la réalité du terrain à celles et ceux qui travaillent sur ces sujets.
Ils donnent du sens là où les chiffres ne suffisent pas.

Chaque témoignage compte.
Chaque voix est précieuse.

Comment cela se passe

Si vous le souhaitez, votre témoignage peut être partagé, uniquement avec votre accord, sous différentes formes :

  • Podcast (anonyme ou non),
  • enregistrement audio avec votre voix ou une voix modifiée,
  • récit réécrit et interprété par une intelligence artificielle.

L’échange est réalisé par un professionnel, dans un cadre respectueux.
Les éléments factuels sont vérifiés afin de garantir un témoignage fiable.

Retrouvez nos témoignages sur insta

Un cadre de protection

Pour préserver un espace sûr :

  • Pas de noms de produits,
  • pas de description de modes de consommation,
  • pas de noms de personnes,
  • pas d’accusations.

On parle de votre vécu, de votre parcours, des faits.
Ces règles protègent tout le monde.

Vous gardez le contrôle

Vous pouvez :

  • Témoigner sans diffusion,
  • demander des modifications,
  • retirer votre témoignage à tout moment.

Aucune donnée personnelle n’est utilisée sans votre accord.

Ici, votre voix est protégée.
Ici, votre histoire compte.
Ici, vous n’êtes pas seul(e).