Partager une expérience similaire sans se faire violence

Après un décès brutal, le besoin de parler, d’échanger ou de témoigner peut apparaître. Mais cette parole s’accompagne souvent d’une inquiétude : raviver son propre traumatisme, ou réactiver celui de la personne en face, surtout lorsque les expériences se ressemblent.

Les points communs entre les parcours peuvent créer une reconnaissance immédiate, un sentiment de compréhension profonde. Mais ils peuvent aussi réveiller des images, des émotions ou des souvenirs douloureux, parfois chez les deux personnes. Parler de ce que l’on a vécu implique d’assumer une part de cette résonance.

Se protéger est essentiel, mais protéger l’autre l’est tout autant. Cela passe par le choix des mots, des détails partagés, du moment et du cadre. Il est possible de parler sans tout dire, de rester à distance de certains souvenirs, ou d’interrompre une discussion lorsque l’intensité devient trop forte.

Parler ne doit jamais devenir une mise en danger, ni pour soi ni pour l’autre. Le silence, la retenue ou le report de la parole sont aussi des formes de respect. Chacun avance à son rythme, avec ses limites, et celles-ci doivent être reconnues.

ASSOMAX encourage une parole consciente et protégée. Témoigner ou échanger n’est ni une urgence ni un devoir. L’objectif est de permettre, lorsque c’est possible, une parole qui relie sans blesser, qui reconnaît les vécus communs tout en respectant la fragilité de chacun.

Publié le : 3 janvier 2026

Mis à jour le : 3 janvier 2026

Parler sans se faire mal

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