Pourquoi parler de ses consommations de drogues à ses proches peut sauver des vies ?
Dans de nombreux parcours, le silence autour des consommations précède les situations les plus graves. Par peur d’inquiéter, d’être jugé ou de perdre le contrôle, certaines personnes taisent leurs usages. Ce silence peut sembler protecteur, mais il isole progressivement et empêche toute vigilance partagée.
Parler de ses consommations à un proche n’est ni une faute ni une faiblesse. C’est souvent une recherche de soutien, de bienveillance, parfois simplement d’amour. Mettre des mots permet de ne plus rester seul face à des produits dont les effets peuvent devenir rapides, imprévisibles ou dangereux. Cela ne signifie pas tout dire ni s’exposer sans protection, mais accepter de ne plus porter cela seul.
Le secret, au contraire, enferme. Il favorise une consommation solitaire et crée une distance avec ceux qui pourraient soutenir. Dans de nombreuses situations, les proches découvrent l’existence des produits trop tard, lors d’une hospitalisation grave ou après un décès. Ce décalage laisse souvent un sentiment d’impuissance et d’incompréhension de part et d’autre.
Parler, c’est créer un point d’appui humain. Pour les proches, c’est l’occasion d’exprimer une attention, une inquiétude, une présence. Pour la personne concernée, c’est parfois la possibilité de recevoir de la bienveillance plutôt que du jugement, et de ne plus avancer seule face à des prises de risque croissantes.
ASSOMAX rappelle que demander de l’écoute et de la bienveillance fait partie des besoins humains fondamentaux. Dans un contexte où les produits évoluent vite et où les repères peuvent manquer, parler à un proche peut être une façon simple et précieuse de se protéger, en s’appuyant sur le lien plutôt que sur le silence.
Publié le : 1 décembre 2025
Mis à jour le : 3 janvier 2026
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