L’histoire d’une rencontre • Aux origines d’ASSOMAX
Parfois, certaines histoires semblent n’avoir aucun lien entre elles. Elles se vivent dans des familles différentes, avec des parcours différents, sans raison apparente de se croiser. Lorsqu’un drame survient dans un contexte difficile à comprendre, beaucoup de proches se retrouvent confrontés aux mêmes questions : comment comprendre ce qui s’est passé ? À qui parler ? Où trouver des repères quand tout semble devenir flou ? Cette histoire est celle d’une rencontre inattendue, née d’un vécu partagé, d’un besoin de compréhension et d’une sensation commune : celle d’avoir traversé quelque chose de difficile à expliquer aux autres.
À l’été 2025, deux jeunes hommes, tous deux prénommés Maxime, décèdent dans un contexte lié aux nouvelles drogues de synthèse (NDS). À ce moment-là, rien ne relie encore leurs histoires. Les familles ne se connaissent pas. Pourtant, avec le temps, certains points communs apparaissent progressivement. Ils avaient le même prénom. Ils étaient nés la même année, en 1993. Tous deux venaient du même territoire. Ils avaient un parcours professionnel stable, un profil intellectuel reconnu par leurs proches, et leurs histoires se sont arrêtées au même moment de la vie. Ils ne s’étaient jamais rencontrés.
Quelques semaines plus tard, les chemins commencent pourtant à se rapprocher. Dans un contexte où chacun tente encore de comprendre ce qui vient de se passer, une rencontre a lieu au sein d’un groupe destiné aux proches aidants. Au départ, il n’y a pas de projet, pas d’idée particulière, seulement des échanges entre personnes confrontées à des situations difficiles. Puis, au fil des discussions, certaines résonances apparaissent. Des mots se reconnaissent. Des silences aussi. Et peu à peu, une même impression se dessine : celle d’avoir été confrontés à quelque chose de brutal, de complexe, et parfois difficilement compréhensible pour l’entourage.
Au-delà des points communs entre les deux histoires, une autre question émerge progressivement : combien d’autres proches vivent des situations similaires sans jamais se rencontrer ? Combien cherchent des réponses, des repères, une écoute, ou simplement un espace où parler sans avoir à tout justifier ? Petit à petit, une conviction s’installe : il manque parfois un lieu simple, humain, accessible, où les proches puissent comprendre ce qu’ils traversent, trouver des informations, une orientation, et ne pas rester seuls face à l’incompréhensible.
C’est dans ce contexte qu’ASSOMAX commence à prendre forme. Non pas autour d’une théorie ou d’un engagement militant, mais à partir d’un vécu partagé et d’un constat simple : certaines histoires restent trop souvent isolées, alors qu’elles se ressemblent parfois plus qu’on ne l’imagine. L’idée devient alors celle de créer ce qui avait parfois manqué : un espace sobre, humain, où des proches et des familles pourraient trouver des repères et un peu moins de solitude.
Et puis est arrivé le troisième Maxime. Une rencontre née des réseaux sociaux, suivie de la découverte des chansons de Sonia. Mais ça, c’est le début d’une autre histoire.




