Alerte rouge aux cathinones
Les cathinones font partie des nouvelles drogues de synthèse (NDS), aussi appelées nouveaux produits de synthèse (NPS). Elles circulent sous de nombreux noms : « la 2 », « la 3 », « la 4 », 3-MMC, MMC, CMC, NEP, alpha, et d’autres encore. Il ne s’agit pas d’un produit unique mais d’une famille de stimulants de synthèse, composée de molécules proches, souvent plus puissantes et plus instables. Leur prix bas et leur diffusion, notamment via Internet, favorisent une banalisation trompeuse.
Les cathinones agissent directement sur le cerveau. Elles provoquent une libération massive et artificielle de dopamine, de noradrénaline et parfois de sérotonine, des systèmes centraux pour le plaisir, la motivation, le stress, le sommeil et l’humeur. Cette stimulation brutale place le cerveau en surcharge. Après la phase d’excitation, de nombreuses personnes décrivent une chute marquée : anxiété intense, agitation, insomnies, irritabilité, fatigue psychique, sentiment de vide ou de détresse profonde.
Sur le plan neurobiologique, cette surcharge entraîne un stress neurochimique intense. Les neurones s’épuisent, peinent à retrouver un équilibre et peuvent être durablement altérés. Des travaux scientifiques décrivent un potentiel neurotoxique pour certaines cathinones : stress oxydatif, inflammation, perturbation du métabolisme énergétique. Lorsque les expositions se répètent, certains neurones peuvent dysfonctionner durablement, voire être détruits, notamment dans les circuits liés aux émotions et au contrôle des comportements.
Les cathinones présentent un potentiel addictif très élevé, souvent compulsif. La consommation n’est plus guidée par la recherche de plaisir, mais par une urgence interne visant à soulager un mal-être intense. Certains modes de consommation aggravent fortement les risques, en particulier l’injection et la répétition rapprochée des prises. L’évolution peut être fulgurante, avec un effondrement psychique et social à grande vitesse : perte de contrôle, isolement, ruptures professionnelles et familiales.
Pour les familles, les conséquences peuvent se prolonger bien au-delà de l’arrêt. Le cerveau peut mettre plusieurs mois à se rééquilibrer. Au sein d’ASSOMAX, plusieurs familles ont été confrontées à des décès survenus en moins de trois ans dans des parcours marqués par l’usage de cathinones. ASSOMAX informe pour aider les familles à comprendre la rapidité, la violence et la gravité réelle de ces trajectoires.
Publié le : 5 décembre 2025
Mis à jour le : 3 janvier 2026
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