GHB et GHL
Le GBL et le GHB sont deux substances étroitement liées : le GBL est rapidement transformé en GHB dans l’organisme. À l’origine, le GBL est un produit industriel, utilisé comme solvant ou nettoyant. Son détournement vers des usages non médicaux a conduit à la circulation de produits dont la concentration et la pureté sont très variables. Pour les familles, ces noms apparaissent souvent après un événement brutal : perte de connaissance inexpliquée, coma, hospitalisation ou contexte d’agression. Hors cadre médical, ces produits relèvent des nouvelles drogues de synthèse (NDS).
Dans certains cas, il s’agit d’usages volontaires, souvent qualifiés de festifs. Le danger est avant tout pharmacologique. Le GBL/GHB a une marge de sécurité extrêmement étroite : une variation minime peut entraîner une sédation profonde, une perte de conscience ou un coma. Les risques augmentent fortement en cas d’association avec l’alcool ou d’autres produits dépresseurs. Certaines personnes détournent aussi le GHB comme somnifère, une pratique particulièrement dangereuse compte tenu de l’imprévisibilité du produit.
Il existe également des situations de soumission chimique, où le GBL ou le GHB est administré à l’insu d’une personne. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un usage mais d’une agression. L’expression « drogue du violeur » renvoie à cette réalité : provoquer somnolence, désorientation, amnésie et altération du consentement. Il est essentiel de le dire clairement : la responsabilité incombe exclusivement à l’agresseur, jamais à la victime.
Un élément important pour les proches est la banalisation de ces produits. Le GBL/GHB circule via des circuits numériques et peut apparaître dans des catalogues aux côtés de drogues dites « classiques ». Le fait qu’un produit industriel détourné se retrouve présenté comme une substance récréative contribue à masquer son extrême dangerosité et à brouiller les repères.
Le message essentiel est simple : le GBL/GHB est ultra dangereux. Qu’il s’agisse d’un produit industriel détourné, d’un usage volontaire, d’un pseudo-somnifère ou d’une soumission chimique, ces substances exposent à des risques vitaux et à des conséquences graves. ASSOMAX informe pour aider les familles à comprendre ces réalités et à ne pas sous-estimer la violence de ces produits.
Publié le : 6 décembre 2025
Mis à jour le : 3 janvier 2026
Partenaire
Vous consommez ?
Besoin d'aide ?
ASSOMAX
vous conseille l'association
CHEMS PAUSE
Cette page concerne les situations pénales qui se posent après les faits, lorsque des questions demeurent et que le temps est passé.
ASSOMAX1993 est une association des familles, proches et amis de victimes des nouvelles drogues de synthèse (NDS)
Cette page s’adresse aux proches confrontés à une situation grave et urgente liée aux nouvelles drogues de synthèse.
Les témoignages permettent avant tout de mettre des mots pour soi, de mieux comprendre ce que l’on a traversé.
Un espace pour réfléchir ensemble aux nouvelles drogues de synthèse, à partir de ce que vivent les familles, les proches et les citoyens, sans urgence ni accusation. Un temps pour comprendre collectivement
Nous sommes passés par là ... Avec tant de questions sans réponses. Nous vous proposons de lire ces articles qui nous l'espérons, vous permettront un nouvel éclairage.
Faire face aux Nouvelles Drogues de Synthèse est éprouvant, qu’on soit parent, ami, proche, aidant… ou en deuil. Personne ne devrait traverser cela seul.
Sur le même thème ...
Sites, catalogues et livreurs : des substances puissantes peuvent aujourd’hui entrer dans une maison comme des produits ordinaires, sans alerte visible pour les proches.
Cathinones : “la 2”, “la 3”, “la 4”, “MMC”, “CMC”, “NEP”, “alpha”. Comprendre leurs effets sur le cerveau, les risques neurotoxiques, l’addiction rapide et les conséquences psychiques pour les personnes et les familles.
Appelée « Tina », la méthamphétamine peut provoquer une accélération violente, une perte de contrôle et un effondrement psychique rapide.
Atteintes neurologiques, accidents de la route et chutes parfois mortelles
Des « benzos » circulent hors cadre médical : somnolence profonde, amnésie, désorientation. Le risque augmente fortement en cas de mélanges.








