Pourquoi la kétamine peut devenir dangereuse pour les personnes concernées et leurs proches
Le mot circule facilement : « K », « kéta ». Il est souvent prononcé sans inquiétude particulière. Beaucoup de proches l’entendent comme une drogue à part, perçue comme plus douce, plus maîtrisable, parfois presque médicale. Cette image rassurante explique pourquoi la kétamine n’alerte pas immédiatement. Elle est fréquemment identifiée tardivement, après un accident, une hospitalisation ou une rupture psychique brutale.
En dehors d’un cadre médical strict, la kétamine fait partie des nouveaux produits de synthèse (NPS). Elle appartient à la famille des dissociatifs de synthèse, des substances qui modifient profondément la perception, le rapport au corps et à la réalité. Leur effet central est la dissociation : la personne peut se sentir détachée d’elle-même, du monde ou de ses émotions. Dans certaines situations, cet état devient extrême, avec ce que les usagers appellent le « k-hole » : une dissociation profonde où la personne peut sembler absente, figée, incapable de réagir ou de communiquer.
Ces effets peuvent apparaître de manière imprévisible. La kétamine peut être consommée seule ou associée à d’autres substances, parfois sans que l’entourage en ait conscience. Ces associations augmentent les risques et rendent les réactions plus difficiles à comprendre. Une personne peut sembler aller bien, puis se désorganiser rapidement, sans signe clair annonciateur.
Les conséquences observées sont souvent psychiques et fonctionnelles : anxiété, confusion, désorientation, agitation, perte de repères. La dissociation altère aussi l’équilibre et la coordination, exposant à des chutes parfois graves ou mortelles, ainsi qu’à des accidents dans des environnements ordinaires. Lors d’usages répétés, des atteintes physiques spécifiques sont décrites, notamment au niveau urinaire, souvent découvertes tardivement après une longue banalisation.
Les familles décrivent fréquemment un même vécu : un changement progressif, puis une rupture. Une personne qui « n’est plus la même », une fatigue mentale intense, un isolement croissant, une souffrance psychique difficile à nommer.
ASSOMAX informe pour aider les proches à comprendre ce que sont les dissociatifs de synthèse comme la kétamine, à situer les risques liés aux nouveaux produits de synthèse (NPS) et à mettre des mots sur des situations trop souvent comprises trop tard.
Publié le : 7 décembre 2025
Mis à jour le : 4 janvier 2026
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