Perdre l’autre après avoir consommé ensemble
Après un décès lié aux nouvelles drogues de synthèse, certaines situations laissent les proches dans une position particulière : celle d’avoir consommé avec la personne décédée. Lorsque le lien est amoureux ou très proche, la perte s’accompagne souvent d’un sentiment de culpabilité intense, difficile à formuler et parfois impossible à partager.
Dans ces parcours, la personne survivante peut revivre sans cesse les moments passés ensemble : ce qui a été fait, ce qui aurait pu être différent, ce qui n’a pas été anticipé. Les questions tournent en boucle, souvent sans réponse, et s’accompagnent d’un sentiment d’avoir participé, même indirectement, à ce qui s’est produit.
Comprendre ce qui se joue psychiquement dans ces situations est essentiel. La consommation à deux crée un lien particulier, mêlant confiance, proximité et parfois dépendance mutuelle. Lorsque le décès survient, ce lien ne disparaît pas : il se transforme en un espace de culpabilité, où le survivant peut se sentir à la fois proche, impliqué et impuissant.
Dans ces situations, un accompagnement spécifique et soutenu peut être particulièrement important. Non pour juger ou expliquer, mais pour aider à mettre des mots sur ce qui est vécu et à sortir d’un isolement souvent profond. Ces parcours demandent une attention forte, car le risque de reproduire des mécanismes similaires peut être réel. ASSOMAX propose ces repères pour aider à comprendre cette forme particulière de culpabilité, à reconnaître ce qui se joue et à ne pas rester seul face à cela.
Publié le : 27 avril 2026
Mis à jour le : 27 avril 2026
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