Nous sommes des familles endeuillées par les nouvelles drogues de synthèse.
Des mères, des pères, des sœurs, des frères, des oncles, des tantes, des conjointes, des conjoints, des proches dont la vie a basculé. Personne n’a choisi d’être là. Nous sommes arrivés parce qu’un être aimé n’est plus là, laissant derrière lui une absence brutale et des questions qui ne s’éteignent pas avec le temps.
Après le décès, le besoin d’en parler peut apparaître, parfois longtemps après. Pourquoi continuer à parler quand tout semble déjà joué ? Parce que le silence ne suffit pas toujours. Parce qu’après la disparition, il reste à comprendre, ou au moins à tenter de donner un sens à ce qui a bouleversé une vie entière.
Certaines familles ont vu venir une dégradation. Elles ont soutenu, alerté, accompagné, parfois jusqu’à l’épuisement. Beaucoup portent aujourd’hui un traumatisme profond, lié à ce qu’elles ont vu, tenté, espéré. À cela s’ajoutent des questions persistantes : aurait-on pu faire autrement, dire autre chose, agir plus tôt ? Cette impossibilité de sauver laisse une culpabilité lourde et des images qui reviennent. Mettre des mots permet parfois de reconnaître une limite douloureuse : aimer et accompagner ne donnent pas le pouvoir de tout empêcher.
D’autres familles découvrent les consommations après coup. Elles apprennent l’existence des produits et des usages trop tard, au moment d’une hospitalisation grave ou d’un décès. Ce choc tardif s’accompagne souvent d’une sidération et d’une culpabilité injuste : comment ne rien avoir vu ? Parler permet de comprendre que le secret, la banalisation et l’évolution rapide des produits rendent souvent ces situations invisibles pour l’entourage.
Parler, enfin, permet de dire qu’ils ont existé. Qu’ils avaient un prénom, une histoire, une place. Pour soi, pour les autres, pour que ces vies ne soient pas réduites au silence ou à des chiffres. ASSOMAX accueille ces paroles lorsqu’elles peuvent émerger, sans les forcer, afin que chacun puisse avancer à son rythme, entre mémoire, compréhension et reconnaissance.
Conseil de vidéo à regarder à propos du deuil :
Moi, en deuil sur Arte.
Le deuil est une façon de répondre à l’expérience de la mort ; il permet de donner un sens à la perte.
Dans cet épisode, trois personnes témoignent :
Lucille raconte ce qu’elle a ressenti lorsque son mari est décédé brutalement peu après la naissance de leur enfant ; Nadjib revient sur le sentiment de perte qui l’a submergé lorsqu’il a dû fuir son pays, l’Afghanistan ; et Ramona explique comment elle a surmonté la mort accidentelle de son frère.
Publié le : 1 décembre 2025
Mis à jour le : 3 janvier 2026
Partenaire
Vous consommez ?
Besoin d'aide ?
ASSOMAX
vous conseille l'association
CHEMS PAUSE
Chaque contribution renforce notre capacité à maintenir un accompagnement humain, une information fiable et une orientation responsable pour les familles confrontées aux nouvelles drogues de synthèse.
Faire face aux Nouvelles Drogues de Synthèse est éprouvant, qu’on soit parent, ami, proche, aidant… ou en deuil. Personne ne devrait traverser cela seul.
Nous accompagnons les personnes endeuillées et les aidants de personnes vivantes touchées par les Nouvelles Drogues de Synthèse.
Cette page s’adresse aux proches confrontés à une situation grave et urgente liée aux nouvelles drogues de synthèse.
Cette page concerne les situations pénales qui se posent après les faits, lorsque des questions demeurent et que le temps est passé.
Nous sommes passés par là ... Avec tant de questions sans réponses. Nous vous proposons de lire ces articles qui nous l'espérons, vous permettront un nouvel éclairage.
ASSOMAX1993 est une association des familles, proches et amis de victimes des nouvelles drogues de synthèse (NDS)
Les témoignages permettent avant tout de mettre des mots pour soi, de mieux comprendre ce que l’on a traversé.
Sur le même thème ...
Être aidant face à l’addiction : comprendre la charge, l’épuisement, la culpabilité et pourquoi les aidants ont eux aussi besoin de soutien.
Honte, secret et idées fausses qui enferment et retardent la demande d’aide.
Isolement, consommation cachée et absence d’alerte possible avant le drame.
Décès brutaux, traumatismes, culpabilité, stigmatisation et repères pour les familles endeuillées
Après un décès brutal, comment continuer à vivre ? Un texte ouvert pour les familles et proches confrontés à l’après, sans mode d’emploi.
Décès sous drogues de synthèse : distinguer overdose accidentelle et suicide sous emprise chimique pour mieux comprendre, nommer et accompagner les familles.
Sidération, impression d’irréalité, fatigue extrême et confusion après un décès lié aux nouvelles drogues de synthèse. Traumatisme et deuil après un décès lié aux nouvelles drogues de synthèse.
Accompagner un proche en difficulté peut laisser des traces profondes. Certains aidants vivent un traumatisme durable, bien avant et après le décès.
Dire la cause d’un décès peut être difficile. Pour certaines familles, en parler permet aussi d’alerter et de prévenir d’autres drames.
Partager son histoire peut aider, mais aussi raviver des blessures. Comment parler sans se retraumatiser ni blesser l’autre ?



















