Décès lié aux drogues : quand la parole peut aussi protéger d’autres familles
Après un décès lié aux nouvelles drogues de synthèse, une question traverse de nombreuses familles : faut-il dire la cause réelle du décès, ou la taire ? Cette hésitation n’est jamais anodine. Elle touche à la protection de soi, à la peur du regard des autres et à la difficulté de nommer une réalité souvent stigmatisée.
Dire expose. Dire peut entraîner des incompréhensions, des raccourcis ou des jugements. Dans certains contextes, notamment lorsque le décès est lié au chemsex, la parole est encore plus lourde à porter. Pour beaucoup, le silence devient alors une forme de protection légitime, de soi, de la mémoire de la personne disparue et de l’équilibre familial.
Mais pour certaines familles, parler devient possible, parfois plus tard. En nommant les causes, elles cherchent aussi à donner du sens à ce qui est arrivé. Cette parole peut contribuer à une prise de conscience collective et permettre de prévenir d’autres familles, en rendant visibles des risques encore trop méconnus ou minimisés.
Cette démarche n’est jamais une obligation. Elle suppose d’être prêt, protégé, et de choisir le cadre dans lequel la parole peut être entendue sans violence. Dire n’est pas expliquer, ni se justifier. C’est parfois simplement refuser que ce qui est arrivé reste invisible.
ASSOMAX rappelle qu’il n’existe pas de bonne ou de mauvaise décision. Dire, ne pas dire, dire plus tard ou différemment relève d’un choix intime. Lorsque la parole devient possible, elle peut aussi participer à une compréhension collective et à une prévention qui protège d’autres familles.
Publié le : 3 janvier 2026
Mis à jour le : 3 janvier 2026
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