Comprendre la double discrimination liée aux NDS

Dans les parcours liés aux nouvelles drogues de synthèse, certaines situations mettent en évidence l’existence d’une double stigmatisation. Les personnes concernées peuvent être confrontées à une première forme de discrimination liée à la consommation de substances psychoactives, souvent associée à une lecture morale réductrice des parcours de vie. Cette perception entraîne une invisibilisation des situations de vulnérabilité, une hiérarchisation implicite des morts et un isolement accru des familles endeuillées.

À cette première stigmatisation s’ajoute, pour certaines personnes issues de la communauté LGBTQIA+, une seconde discrimination liée à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Cette double stigmatisation peut renforcer la peur du jugement social, la réticence à solliciter de l’aide et la difficulté à nommer publiquement les circonstances des décès. Elle contribue également à un traitement différencié de certaines situations, pouvant se traduire par une reconnaissance institutionnelle limitée et par un silence social persistant.

Les conséquences de cette discrimination ne sont pas uniquement sociales ou symboliques. Elles peuvent également avoir un impact économique direct sur les proches. Certains décès liés à la consommation de substances entraînent l’activation de clauses d’exclusion de garantie dans les contrats d’assurance prévoyance ou de capital décès. Ces situations peuvent placer les partenaires et les familles dans une vulnérabilité financière accrue, renforçant ainsi les inégalités déjà présentes.

Ces constats s’inscrivent dans une démarche de compréhension et non d’accusation. Ils soulignent la nécessité de mieux reconnaître ces mécanismes de discrimination afin de favoriser une approche plus juste et plus humaine des situations liées aux nouvelles drogues de synthèse. Dans cette logique, ASSOMAX a saisi la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) le 12 avril 2026, afin de partager ces observations et de contribuer à une meilleure prise en compte de ces vulnérabilités spécifiques.

Publié le : 13 avril 2026

Mis à jour le : 13 avril 2026

Double stigmatisation

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