Prévention des nouvelles drogues de synthèse en établissement scolaire

Dans un établissement scolaire, une marraine endeuillée a choisi d’agir en organisant une journée de sensibilisation aux drogues. De nombreux sujets ont été abordés, permettant d’ouvrir un dialogue avec les élèves. Pourtant, un thème est resté en marge : celui des nouvelles drogues de synthèse. Non pas par manque d’importance, mais parce qu’il demeure encore difficile à expliquer et que les intervenants spécialisés sont rares.

Cette absence illustre une réalité plus large. Les nouvelles drogues de synthèse évoluent rapidement, leurs effets sont encore mal connus et leur présence reste souvent invisible dans les actions de prévention traditionnelles. Les équipes éducatives expriment régulièrement le besoin de repères clairs pour aborder ces questions avec justesse et sans dramatisation.

Sensibiliser les jeunes en milieu scolaire constitue un levier essentiel de compréhension et de prévention. Ces temps d’échange permettent d’ouvrir un espace de dialogue, d’apporter des informations adaptées à l’âge des élèves et de favoriser une parole apaisée entre jeunes, professionnels et familles. Ils contribuent également à réduire les zones de silence qui entourent encore ces phénomènes.

Une question revient souvent : à quel moment aborder des sujets plus spécifiques, comme le chemsex ? Il n’existe pas de réponse unique. L’essentiel réside dans la capacité à ouvrir la discussion lorsque le sujet devient possible, avec des mots simples et progressifs, sans tout dire d’un coup, mais sans attendre non plus.
Chez ASSOMAX, ces initiatives sont considérées comme essentielles pour accompagner les jeunes et leurs parents vers une meilleure compréhension des risques liés aux nouvelles drogues de synthèse, nous avons demandé au gouvernement de mettre en œuvre ce point le 5 février 2026.

Publié le : 13 avril 2026

Mis à jour le : 15 avril 2026

Une journée de prévention par an

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