Mettre en place une vigie sanitaire des interventions graves liées aux NDS
De nombreuses interventions graves liées aux nouvelles drogues de synthèse concernent des personnes vivantes : intoxications sévères, comas, détresses respiratoires, arrêts cardiaques récupérés ou épisodes psychiatriques aigus. Bien que prises en charge quotidiennement par les services d’urgence, ces situations restent souvent peu visibles dans leur dimension collective, limitant la compréhension globale des phénomènes émergents.
Les informations existent, mais elles demeurent fragmentées entre les services d’aide médicale urgente, les structures hospitalières, les unités de réanimation, les services de psychiatrie et, parfois, les forces de sécurité intérieure. L’absence d’agrégation structurée rend plus difficile l’identification précoce de vagues de produits dangereux et la lecture territoriale des dynamiques en cours.
Dans ce contexte, la mise en place d’une vigie des interventions graves non fatales s’inscrit dans une logique de lecture sanitaire progressive. Intégrée au réseau d’addictovigilance et en lien avec les CEIP-A, elle permettrait d’identifier, déclarer et analyser ces situations afin de renforcer la prévention et d’adapter plus rapidement les réponses de santé publique.
Dans une démarche de dialogue respectueuse et non militante, ASSOMAX a transmis cette proposition à la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU) ainsi qu’aux ministères chargés de la Santé et de l’Intérieur. Cette initiative vise à améliorer la compréhension collective des enjeux liés aux nouvelles drogues de synthèse et à contribuer, dans le temps long, à une protection plus précoce des populations et des proches.
Publié le : 14 avril 2026
Mis à jour le : 15 avril 2026
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