Mieux observer les intoxications et diffuser les repères utiles aux soins

De nombreuses interventions graves liées aux nouvelles drogues de synthèse ou à d’autres drogues illicites concernent des personnes vivantes : intoxications sévères, comas, détresses respiratoires, arrêts cardiaques récupérés ou épisodes psychiatriques aigus. Les équipes soignantes prennent en charge ces personnes, mais les informations recueillies ne sont pas toujours facilement rapprochées pour faire apparaître une alerte collective.

Les informations existent, mais elles demeurent fragmentées entre les services d’aide médicale urgente, les structures hospitalières, les unités de réanimation, les services de psychiatrie et, parfois, les forces de sécurité intérieure. L’enjeu est de mieux relier les informations utiles et de faire revenir rapidement les alertes vers les équipes de soins.

ASSOMAX propose de renforcer le suivi des intoxications graves non mortelles, en s’appuyant sur les centres régionaux d’addictovigilance. Plusieurs comas ou épisodes inhabituels peuvent constituer un signal à examiner, sans attendre qu’un décès survienne. Les informations doivent être vérifiées et partagées dans un cadre qui protège les personnes.

L’association a transmis cette proposition à la Société française de médecine d’urgence ainsi qu’aux ministères chargés de la Santé et de l’Intérieur. Pour les familles, l’attente est concrète : qu’une situation grave vécue par une personne puisse aider à mieux reconnaître celle qui se présente ensuite ailleurs, et que les soignant·es disposent d’informations compréhensibles et utilisables au bon moment.

Ce que disent les sources

Santé publique France décrit, avec le réseau OSCOUR, un recueil quotidien de données des services d’urgences. Les variations inhabituelles sont examinées avec les équipes et peuvent contribuer à une alerte sanitaire. Cette surveillance repose notamment sur les informations et les diagnostics enregistrés lors des passages. Elle fournit un point d’appui pour mieux repérer et rapprocher les situations liées aux nouvelles substances comme aux autres drogues illicites, y compris lorsqu’elles se présentent sous des formes psychiatriques ou dans plusieurs services.

Ce que nous demandons

ASSOMAX demande aux institutions de mieux relier les événements graves non mortels observés par les secours, les urgences, la réanimation, la psychiatrie et l’addictovigilance. Son document propose d’examiner les pertes d’information dans les codages et les transmissions, puis de tester des améliorations avec des équipes hospitalières. Il demande aussi une alerte professionnelle sur les nouvelles substances et des résultats vérifiables de cette coordination. L’objectif est qu’un signal observé dans un service puisse aider les autres à agir plus tôt.

Publié le : 14 avril 2026

Mis à jour le : 13 octobre 2026

Drogues : renforcer la veille et informer les soignant·es

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